Toucher du bout des doigts mes cicatrices,
Les voir se croiser,se joindre,former des croix.
Bientôt je le sens
Je vais agrandir les plaies,
Rejetant ma faute sur ma douce peau.
Comme je me hais pour ça,
Quitte à en mourir je veux être bannie à vie.
Progressivement me lacérer, m'écorcher,
Voir le sang doucement couler,
Goutte à goutte tomber sur le sol.
Me faire de plus en plus de mal...
Mais la douleur mentale est plus troublante
Que le douleur physique.
Je recommence ma douce besogne,
Dure et forte à la fois je me lache,
Je suis consciente que ce n'est pas ça "vivre",
Mais pour mon bien laissez moi le faire,
C'est la seule chose qui m'apaise.
Et je saigne, coupe, tranche,
J'aime caresser ces petites brûlures.

